Pourquoi j'ai voté pour la Loi "anti-casseurs"

Communiqué de Presse

Manifester est une liberté fondamentale, un bien précieux en démocratie. Cette liberté ne peut être en aucun cas confisquée, et mise en péril par une minorité dont l’objectif est de porter atteinte aux biens et aux personnes.

Ce 5 février, j’ai voté POUR une loi de prévention et de sanction des violences en manifestations, dite loi « anti-casseurs ». Ce texte n’est pas liberticide, il n’est pas une « loi anti-gilets jaunes » ou encore une loi « anti-manifestation ». C’est au contraire une loi qui vise à garantir le droit de manifester, à savoir de descendre dans la rue, de porter des revendications et de faire entendre sa voix. Pour cela, il faut lutter efficacement contre l’infiltration des rassemblements par des groupuscules ultra-violents, phénomène qui ne date pas que de ces dernières semaines, mais qui a émaillé bon nombre de manifestations au cours des dernières années (manifestation du 1er mai, manifestation contre la loi El Khomri…). Cette violence s’exprime contre nos forces de l’ordre, contre nos services de secours, contre les commerces, les biens publics ou encore contre les symboles de la République… Lorsque la peur s’installe, c’est le droit des citoyens à manifester qui recule. Et c’est parce qu’on ne peut se résoudre à un tel recul dans un État de droit, à accepter cela, que cette loi a été votée.

Cette loi n’est pas une interdiction générale de manifester mais une interdiction administrative individuelle, limitée dans le temps et dans l’espace contre ceux qui, par leurs agissements antérieurs avérés, représentent une menace d’une particulière gravité pour l’ordre public, et partant, pour autrui. Etant précisé que chaque décision d’interdiction administrative de manifester sera susceptible d’un recours devant le juge des référés qui pourra donc censurer toute décision administrative arbitraire.

Enfin, cette loi introduit le principe du « casseur-payeur », qui dispose que désormais, le fauteur de troubles devra assumer les conséquences des dégradations causés par son comportement. Ce texte issu des débats parlementaires, répond, de manière proportionnée, tant au respect des libertés individuelles qu’au nécessaire maintien de l’ordre public. En empêchant une minorité d’ultra-violents de profiter de ces manifestations pour commettre ces exactions, nous permettons à nous tous de continuer à faire entendre nos voix.

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